SECURITE HUMAINE 1 Commentaire

Accès des femmes à la terre: l’appel de Rifonga-Bénin à Abomey

Gildas Salomon
publié le 6 mars 2019

Après Zogbodomey pour sa campagne de sensibilisation itinérante, le Réseau pour l'Intégration des femmes des organisations non gouvernementales et associations africaines (RIFONGA -Bénin) s’est rendu mardi 5 mars 2019 à Abomey pour un meilleur accès des femmes à la terre.

antoinette-hessou-dadjo Antoinette Hèssou Dadjo chef antenne Zou de Rifonga-Bénin

RIFONGA -Bénin poursuit sa campagne de sensibilisation dans le département du Zou. Le réseau a tenu dans la matinée de ce mardi 5 mars 2019, une séance de sensibilisation avec la population, les sages et notables d’Abomey. Placée sous le thème: l’accès des femmes à la terre et les enjeux du développement durable, cette rencontre selon Antoinette Hèssou Dadjo chef antenne Zou de Rifonga-Bénin, se veut être un creuset d'échange autour de la problématique de l’accès des femmes à la terre. A l’en croire, « très peu de femmes possède la terre qui est pourtant un outil principal dans la production ». Il y a selon elle, un paradoxe. « Nous reconnaissons à l'unanimité que la femme fait beaucoup d'effort mais pourquoi l'accès à la terre lui est si difficile » s'interroge-t-elle.

Abondant dans le même sens, le coordonnateur de Konrad-Adenauer-Stiftung (KAS) au Bénin, Mounirou Tchacondoh a invité toutes les composantes de la société à Abomey à travailler en synergie pour trouver une solution locale et durable à cette problématique en vue de l’autonomisation. « Il y va du développement de la commune d'Abomey », a-t-il signalé.

Avant le passage de la troupe théâtrale et du téléfilm sur la thématique du jour, la présidente du réseau a tenu à porter une nuance aux femmes. « L’accès des femmes à la terre ne doit nullement être l’occasion pour vous de braver l'autorité de votre mari », a prévénu Antoinette Hèssou Dadjo. Parce que ce que dit elle, « nous ne sommes pas venus leur imposer quoi que ce soit mais leur montrer les bienfaits de ce changement de comportement ».

Prise de conscience malgré des poches de résistances.

notables-abomey-rifonga-benin Les sages, notables et populations d'Abomey à l'écoute de  Rifonga-Bénin
 

Le Réseau pour l'Intégration des femmes des organisations non gouvernementales et associations africaines (RIFONGA -Bénin) avec l’appui de Konrad-Adenauer-Stiftung (KAS) a pu mobiliser pour cette rencontre de sensibilisation, des sages et notables de la ville d'Abomey. Ceux ci, malgré quelques résistances ont reconnu le droit de la femme à accéder à la terre. Dame Amandine commerçante, présente à la rencontre a confié qu’elle avait gardé le silence lorsque son mari avait pris la décision de donner ses terrains à ses garçons. A présent, fait-elle savoir, «  avec ce que je viens d’entendre je peux désormais réclamer ce qui revient aussi à mes filles. Chez maman jacques, c’est le début d’une prise de conscience. Ecartée lors du partage des terres de son père, elle se dit aujourd’hui prête pour réclamer sa part. «  Je vais réclamer ma part puisque quand un événement survient dans la famille nous y participons à part égale » affirme-t-elle furieuse. Pour sa camarade assise à ses côtés, « cette sensibilisation profite beaucoup aux femmes parce que les hommes nous taquinent assez ».

En dehors de cette séance de sensibilisation, la présidente régionale de RIFONGA-Bénin a promis revenir pour de petites rencontres dans les quartiers afin de donner les outils nécessaires aux femmes qui le désirent.

Le réseau RIFONGA est présent dans six pays ouest-africains notamment le  Burkina Faso, le Ghana, le Mali, le Niger, le Togo et le Bénin.


  • Gbetoho prudence
    il y a 2 mois

    C'est simplement triste. Révisez ,supprimez tout ce que vous voulez pour barrer la route à l'avancement de ce pays. Intellorates égoïstes .les lois qui sont dures pour vous sont à éliminer selon vos désirs. Des milliers de chômeurs pourraient trouver leur compte par ces réformes !touche pas au quitus fiscal. Car le pays n'est pas votre propriété privée.