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Bénin/ministère des Finances: les raisons du départ d’agents contractuels recrutés en 2014

Cheick Donan
publié le 11 mars 2019

Des agents contractuels de l’Etat, recrutés au profit du ministère de l’économie et des finances en 2014 sont en fin de contrat. Leur départ fait polémique, mais ministère fait rétablir la vérité des faits.

romuald wadagni Des explications qui dédouanent le ministre des finances Romuald Wadagni

 

A partir du 26 mars 2019, des agents contractuels de l’Etat recrutés au profit du ministère de l’Economie et des finances perdront leur statut. La raison, le contrat de travail à durée déterminée, renouvelée une première fois, vient à terme. Début février 2019, par la correspondance N°327/MEF/SGMDAF/SRHDS/DSC, le ministre de l’économie instruisait le directeur des impôts afin qu’il procède, à la rupture définitive de leur contrat, à terme. Ce licenciement de fin de contrat est confirmé par un échange de correspondance entre le ministre des finances et son homologue de la fonction publique. «Vous m’avez informé des dispositions prises pour la notification de fin de contrat aux agents contractuels de l’Etat recrutés en 2014 et mis à votre disposition en raison du fait que l’objet de leur recrutement n’existe plus», lit-on dans un courrier du 1er mars parti du ministère de la fonction publique pour celui des finances. «Je viens par la présente confirmer cette notification de fin de contrat pour chacun des agents concernés. Je vous invite à mettre alors définitivement fin à leur emploi pour compter des dates d’expiration du contrat», précise la correspondance.

Cette annonce fait polémique sur les réseaux sociaux, notamment depuis la circulation d’une capture d’écran de supposée discussion entre un député et le ministre des finances évoquant des motifs politiques. Le ministère dément et apporte des clarifications sur les faits. Dans un droit de réponse publié par le quotidien Matin Libre, le ministère explique que suite à la création des centres départementaux des domaines en vue de la prise en charge des dossiers de transformation des permis d’habiter en titre, un recrutement d’agents contractuels de l’état au profit de la Direction Générale des Impôts, a été fait en 2014. Bénéficiant d’un contrat à durée déterminée de deux ans, ceux-ci ont été affectés aux centres départementaux des domaines qui dépendaient de la direction générale des impôts. Seulement, la création plus tard de l’Agence nationale du domaine et du foncier a entrainé la suppression des centres département des domaines. A la fin de leur contrat de deux ans, le ministère leur a offert la possibilité de signer un nouveau contrat auprès de l’Agence nationale du domaine et du foncier, structure autonome de gestion dotée de personnalité juridique.  

«On nous a demandé de renoncer à notre contrat avec la fonction publique et de faire des demandes d’emploi à l’ANDF pour être embauchés. Ce que tout le monde a refusé», reconnait le premier responsable du collectif des agents recrutés en 2014, lors de récents échanges de vérités entre le secrétaire général du ministère et eux. «Le ministre a  tenté de nous convaincre, nous avons opposé une fin de non-recevoir parce que nous craignions en son temps. Vu les relations qui s’étaient  dégradées entre nous et le DG, on craignait qu’arrivés là-bas qu’on soit purement et simplement chassés. C’est comme ça nous avons demandé au ministre de nous garder. Il a accepté de nous garder aux impôts, et nous a dit qu’après les deux ans, il ne va pas renouveler nos contrats», a rapporté Alassane Issifou, lui-même contrôleur des impôts.

Il poursuit que ces agents contractuels  ont accepté cette proposition du ministre de les garder encore pour deux avec l’espoir qu’il changerait d’avis plus tard afin de les faire passer à des contrats à durée indéterminée comme certains de leurs pairs d’autres structures de l’Etat. Conscient que leur licenciement est la conséquence de choix fait deux ans plus tôt, Alassane Issifou demande à ses collègues de mettre fin au « sabotage sur les réseaux sociaux » et «de tout faire pour laver l’honneur du ministre. Il n’en est pour rien.»


  • OUOROU BARE Sourakatou
    il y a 2 mois

    Ce que vous avez oublié de publier, c'est que ces agents ont été recrutés sur concours, à la demande des Impôts en 2014. Alors, pourquoi rompre un contrat pour accepter une convention dans une agence autonome. Allez-y comprendre quelque chose. C'est simplement une affaire politique.

  • MONTCHO COSSI
    il y a 2 mois

    Je penses qu'ici on parle de contrat arrivé à terme et non rupture de contrat

  • Fiacre mahunan Houndonougno
    il y a 1 mois

    Oui ici on parle de contrat arrivé à terme et non rupture de contrat comme tu l'as souligné mon frère. Oui un contrat à terme qui doit déboucher sur un contrat à durée indéterminée. Allez lire les textes et vous comprendrez ce qui se passe avec nos frère ACE du MEF, lisez seulement le décret N*2015...portant statut particulier des ACE, décret qui régis ces ACE de 2014. Pourquoi les ACE des huit autres ministère et même ceux ayant composé la même épreuve que ces ACE du MEF et qui sont en poste à la présidence de la république ont dejà leur CDI et que à ceux-ci on demande de retourné à la maison? Si vous ne le saviez pas aussi, sachez dès maintenant que des ACE/2014 d'autres ministères sont mis à la disposition du MEF et sont en poste sans soucis avec dejà leur CDI en-cours de signature et perçoivent normalement leurs avantages. Quand vous parlez de contrat arrivé à terme, pourquoi vous ne soulignez pas le fait que depuis 4 ans nos frères ne perçoivent pas leurs avantages? Interessez vous également à celà. Tous les ACE/2014 (ayant les mêmes contrats que ceux du MEF) et même des ACE recrutés en 2017 (en poste au MEF) perçoivent normalement leurs avantages. Pourquoi ce traitement là? Comprenez qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Ce qui est sûr la verité fera surface un jour. Dieu n'est pas injuste il n'aime pas qu'on fasse souffrir injustement ses créatures. Il faut en toute chose que nos dirigeants pensent à l'existance de Dieu et de la mort. Vanité des vanités tout est vanité.