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Bénin : incendie à la prison civile de Missérété dans la révolte des détenus

Olivier Ribouis
publié le 15 mars 2019

Haut lieu de détention au Bénin, la prison civile de Missérété est le théâtre d’une fronde des prisonniers qui a éclaté ce vendredi 15 mars 2019.

prison Un détenu, (image d'archives)

Colère à la prison civile de dAkpro-Missérété ! Les détenus de cette prison sont révoltés. La révolte qui est entretenue depuis quelques jours est montée d’un cran ce vendredi 15 mars 2019.  Les pensionnaires de cette maison d’arrêt se plaignent de mauvais traitements. Selon la Nouvelle tribune,  « d’après l’information reçue de certaines sources, les détenus de cette maison d’arrêt sont contre le traitement qu’ils subissent en matière d’alimentation. Ils dénoncent entre autres, l’absence et la  mauvaise qualité parfois de la nourriture. Ils soupçonnent même une magouille des autorités de la prison au niveau du dépôt de vivres ».

La protestation violente des prisonniers aurait commencé dans la matinée. Les détenus protestataires, selon la même source, ont mis à sac, le dépôt des vivres.

Deux pièces brûlées

De nouveaux détails obtenus sur la révolte des pensionnaires de la maison d’arrêt de Missrété font état de cas d’incendie. Selon des sources de Frisson radio, les détenus ont mis le feu à deux pièces, une boutique de vente d’articles divers et  une salle. On déplore des dégâts matériels mais pas de perte en vie humaine, ni de blessés ou d’évasion.  Dépêchés sur les lieux, les sapeurs-pompiers sont arrivés à bout du feu.  A l’origine, de leur mécontentement,  les détenus ne sont pas d’accord avec les nouvelles réformes du tout nouveau régisseur de la prison qui a pris des dispositions pour interdire l’introduction de produits prohibés à l’intérieur comme l’alcool et les stupéfiants ainsi que des sacs de vivre sans autorisation. Cette manifestation qui est la deuxième est la conséquence d'une décision du procureur ordonnant le déplacement de meneurs de mouvement de protestation qui a conduit les détenus à refuser de rentrer dans les cellules mardi.

La situation est déjà sous contrôle et les autorités pénitentaires sont en pleine discussion avec les détenus pour mettre fin à toutes les velléités.

 


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