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Bénin/Accès au foncier : Konrad Adenauer mobilise les journalistes pour l’autonomisation des femmes

Gildas Salomon
publié le 30 mars 2019

Des journalistes béninois et animateurs de radios ont suivi une formation sur les droits fonciers des femmes. L’atelier a été initié par la fondation Konrad Adenauer Stiftung et a connu son épilogue le vendredi 29 mars 2019.

journalistes-formation Vue des participants en plein atelier à Bohicon

Ils sont désormais aguerris. Les professionnels des médias sont désormais mieux outillés pour informer les femmes sur leurs droits fonciers. En trois jours, hommes et femmes de la presse ont été formés par la fondation Konrad Adenauer sur l’accès des femmes à la terre. L’atelier s’inscrit dans le cadre du projet « Ewoh 2 » qui vise à renforcer l’automatisation des femmes par leurs droits fonciers.

Loin des studios des radios et de l’ambiance des rédactions, à Bohicon, ils ont appris du savoir-faire des experts et des acteurs de la chaîne du droit foncier. Dans une démarche participative, l’atelier a permis aux professionnels des médias de comprendre les contours de la problématique de l’accès des femmes à la terre et d'explorer avec Gérard Guédégbé, expert en éducation des médias, les techniques et approches d’investigation, reportage pouvant impulser le débat. Selon l’expert, cet atelier a permis aux journalistes de « se ressourcer et leur a donné la possibilité d’explorer les opportunités qu'offre la problématique en terme de sujet de reportage » pour un changement de comportement.

Pour une autonomisation des femmes

Au terme de la formation, le coordonnateur de la Konrad Adenauer Stiftung, Mounirou Tchacondo s'est réjoui du bon déroulement des différents panels et des communications présentées à l'occasion. Pour lui, cet atelier se referme mais donne lieu à de nouvelles perspectives. « Nous allons dans la mesure du possible voir ce que nous pouvons faire au niveau de la fondation pour permettre aux journalistes presse écrite et en ligne de réaliser sur le terrain des investigations afin de mesurer le degré d'appropriation des connaissances », a-t-il affirmé.

A l’en croire, « les meilleurs articles pourrait fait l’objet de publication dans le cadre des magazines de la fondation ». Quant aux radios communautaires, fait-il savoir, le partenariat qui a commencé l’année dernière va se poursuivre. Mounirou Tchacondo a saisi l’occasion pour inviter les participants à poursuivre les travaux amorcés afin de sensibiliser pour un meilleur accès des femmes à la terre. « La participation et l'autonomisation des femmes sont fondamentales pour leur permettre de contrôler leur destin et d'exercer une influence dans leur communauté », a-t-il justifié.

« Un bain de jouvence »

Venus de plusieurs organes de presse, les journalistes sont sortis de cette formation plus engagés. C’est le cas de Christian Hounongbé, journaliste au quotidien La Nation. « Cet atelier m'a permis de mieux m'informer et de voir la question sur d’autres angles. Il nous revient en tant que journaliste de susciter le débat dans l’intérêt de la femme et pour le bien de la communauté. » Pour Aline Assankpon, journaliste de développement, spécialiste des questions foncières, cet atelier est « comme un bain de jouvence parce qu’il a permis de se réapproprier l'arsenal juridique en matière foncière ». Elle s’est engagée à partager ces connaissances avec les autres journalistes qui n’ont pas eu la chance de participer à cette formation. Quant à Jacques Boco, journaliste au quotidien Matin Libre, la thématique n'est pas nouvelle. « C'est toujours agréable d'apprendre d'avantage », a-t-il laissé entendre pour cette deuxième participation.


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