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Bénin/Accès des femmes à la terre: Konrad Adenauer Stiftung outille animateurs et encadreurs de producteurs

Gildas Salomon
publié le 11 avril 2019

Ouverture mercredi 10 avril 2019 à Bohicon, de l'atelier de formation des animateurs et encadreurs des producteurs à la base autour du thème: «problématique de l’économie locale: accès et contrôles des femmes aux facteurs de production»

kas Le présidium à l'ouverture de l'atelier

 

Mieux on sait, mieux on en parle. C'est la raison pour laquelle, la fondation Konrad Adenauer Stiftung dans le cadre du projet «un seul monde sans faim» réunit depuis mercredi 10 avril 2019, les animateurs et encadreurs des producteurs à la base sur le thème: «problématique de l'économie locale: accès et contrôle des femmes aux facteurs de production». Selon MounirouTchacondoh, coordonnateur de Konrad Adenauer Stiftung au Bénin, les motivations à l'origine de cette formation sont liées aux reluisantes statistiques de la participation des femmes à l'économie locale. A cet sujet, il a indiqué que les femmes participe à «70% de la main d'œuvre agricole et assurent 60 % de la production agricole et 80% de production vivrière ».«Elle constitue donc le fondement de l'agriculture», souligne- t-il.

Pour le coordonnateur du KAS au Bénin, il urge dans le cas d’espèce «d’encourager l'échange d'information et d'expérience concernant le rôle des femmes rurales et mettre en lumière les possibilités et les défis actuels sur la problématique de l'accès des femmes aux facteurs de production». Car, rappelle-t-il à l’occasion, la terre est un élément capital pour la promotion des activités économique surtout en milieu rural. «Son accès équitable est une condition essentielle pour juguler la pauvreté et impulser le développement durable».

Panels et communications 

Pour la première journée de formation prévue se tenir sur trois jours, il s’est agi pour les différents panélistes et communicateurs de révéler les contours et enjeux des panels sur la thématique en débat. Notamment: «la problématique de l'accès de la femme à la terre et les facteurs qui bloquent l'autonomisation des femmes dans le domaine économique en milieu rurale», «les solutions pour remédier aux blocages identifiés» et «les enjeux de l'accès de la femme à la terre et le développement durable: pourquoi la femme doit avoir accès aux terres rurales?».

kasPhoto de famille des participants

Au regard des échanges, qui s’annoncent riches et diversifiés, MounirouTchacondoh espère qu’à l’issue de cet atelier de formation des recommandations soient formulées aux acteurs afin de renforcer l’impact des femmes agricultrices sur le développement de l’économie locale. «Les femmes ne doivent pas seulement avoir accès à la terre mais également avoir accès et le contrôle des facteurs de production», conclut-il. Ouankpo Julien, représentant le préfet du département du Zou, présent à l'ouverture, a salué le mérite de cette formation. Il a aussi exhorté les participants «à plus de responsabilités et de sagesses en suivant attentivement toutes les communications liées à la problématique de la rencontre et en prenant activement part au débat.»


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