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Bénin/Accès des femmes à la terre : animateurs et encadreurs de producteurs armés pour briser un tabou

Gildas Salomon
publié le 12 avril 2019

Pour la deuxième journée de l’atelier de formation des animateurs et encadreurs des producteurs à la base sur la problématique de l’économie locale : accès et contrôle des femmes aux facteurs de production, les participants ont été entretenu jeudi 11 avril 2019 sur les outils pour une communication participative et efficace en milieu communautaire.

konrad-adeneur Vue des participants à la formation

24 heures après l’ouverture de l’atelier de formation des animateurs et encadreurs des producteurs qui se tient du 10 au 12 avril à Bohicon autour de la problématique de l’économie locale : accès et contrôle des femmes aux facteurs de production, les participants se sont retrouvés pour amorcer la phase pratique à la suite des différentes communications. Cette matinée tout ira vite au regard de la tâche qui attend, le consultant et formateur Gérard Guédégbé. Sur le thème : « la communication et la participation communautaire sur l’accès à la terre en milieu rural par les femmes : un besoin, un objectif, une action ».

Dans une démarche participative, il a donné les outils aux participants pour une communication participative et efficace. « La communication ne démarre pas sans le sujet », a-t-il indiqué avant de rappeler la nécessité de connaitre son interlocuteur. Laquelle connaissance se fonde dit-il sur l’observation de l’expression du corps. « Dans les communautés où vous allez travailler, faire attention aux langages des signes », avertit-il. Ces propos ont été suivis d’une série d’exercice pour permettre aux participants de s’approprier les astuces à mettre en œuvre sur le terrain.

Une journée remplie

Nina Dessouassi, chef division surveillance alimentaire nutritionnelle à la Direction départementale de l’agriculture de l’élevage et de la pêche Atlantique a reconnu l’utilité de la communication au regard de la thématique. « Le problème d’accès des femmes à la terre, est une question très sensible et quand on se décide d’en parler, il est important de nous aguerrir afin d’anticiper d’éventuel résistance sur le terrain », a-t-elle indiqué. Au terme de cette deuxième journée, c’est tout sourire que Christian Touetondé, encadreur rural a exprimé sa satisfaction. Pour lui, « les fiches et les techniques que le formateur leur donne sont « d’une grande importance ». « Avec ces techniques nous pouvons atteindre nos objectifs. J’ai retenu essentiellement qu’il ne faut jamais quitter le but et l’objectif visé ».

Florent Tchoumado, chargé foncier, a salué l’initiative qui est pour eux une séance perfectionnement. « Il faut reconnaitre que sur le terrain on avait l’habitude de le faire, mais ici on a essayé de le perfectionner. C’est un plus pour nous ». Initiative de la fondation Konrad Adenauer, dans le cadre du projet, « un seul monde sans faim (EWOH 2) », cette formation à l’endroit des animateurs et encadreurs des producteurs à la base vise à les outiller en vue d’un meilleur accès des femmes à la terre pour leur autonomisation. Mounirou Tchacondoh, coordonnateur du KAS au Bénin qui a suivi de près le déroulement de la communication, fait un bilan satisfaisant. « A voir les débats et le contenu des échanges depuis lundi et l’intérêt des participants, je peux déjà marquer une satisfaction par rapport au déroulement aux révélations des participants. Cela nous conforte dans notre position. Nous ne nous sommes trompés en initiant cette formation », s’est-il réjoui.

 


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