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Bénin/Icc-Services : Abou Yayi et ses coaccusés fixés sur leur sort mardi

Gildas Salomon
publié le 15 avril 2019

La seconde manche de l’affaire Icc-services ouverte vendredi 13 avril 2019 a été prorogée jusqu’au mardi 16 avril 2019. Sur les 12 mis en cause attendus pour le compte du dernier dossier inscrit au rôle de la première session criminelle au titre de l'année 2019 de la CRIET, seuls deux accusés étaient présents.

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Le dossier Icc-services n’est pas complètement clos. Après la clôture en février du procès historique des promoteurs de la structure Icc-services en février dernier avec des condamnations, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a entendu d’autres personnes mises en cause dans cette affaire de placement illégal d’argent qui a fait plusieurs victimes. Vendredi 12 avril, la CRIET a entendu les accusés Simon Mèhouénou Singbo et Abel Salomon Abou Yayi jouissant d’une liberté provisoire dans l’affaire Icc-Services.

Dix autres mis en cause n’ont pas répondu à la convocation de la CRIET. Ayant constaté cette absence, le procureur spécial de la CRIET, Gilbert Ulrich Togbonon assurant le rôle du ministère public, a requis à en croire le quotidien du service public, La Nation, une procédure de jugement par défaut, conformément à l’article 380 du Code de procédure pénale.

Des condamnations par défaut ?

L’absence de l’avocat de l’accusé Simon Mèhouénou Singbo constaté par la cour pendant l’audience n’a pas facilité les choses. Edouard Cyriaque Dossa, président de la CRIET a pris à cet effet une ordonnance pour la prorogation de la session criminelle jusqu’au mardi 16 avril 2019 en vue de se prononcer sur les réquisitions de l’avocat général demandant de juger par défaut les dix accusés absents. Simon Mèhouénou Singbo, Abel Salomon Abou Yayi, Brice Kouton alias Louba, Pascal Togbé, Guyonne Akplogan, Patrice Firmin Akplogan, Ernest Tété, André Tinkpon, Carlos Jean-Baptiste Kouakanou, Carine Fifamè Saïzonou, Patrice Adonnagbo et Murielle Kouton sont poursuivis pour des chefs d’accusation d’association de malfaiteurs, escroquerie avec appel au public, complicité d’escroquerie avec appel au public, exercice illégal des activités bancaires et de micro-finance, faux en écriture privée, corruption, recel d’escroquerie et vol de documents.

Ce dossier est le dernier inscrit au rôle de la première session criminelle au titre de l'année 2019 de la CRIET. Il a été pris, vendredi 12 avril dernier, par la cour dans le cadre du prolongement du procès sur cette affaire dans laquelle huit accusés dont les promoteurs de la structure ont été condamnés et fixés sur leur sort le 7 février dernier, après trente-deux journées d’audience.


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