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Enlèvement au Parc Pendjari : la justice béninoise ouvre une enquête

Ozias Hounguè (Stag.)
publié le 14 mai 2019

Enlevés dans le Parc Pendjari mercredi 1er mai, les deux touristes français ont été libérés par l’armée française neuf jours après les évènements. Mais la justice béninoise ne compte pas rester-là, elle veut comprendre comment l’enlèvement et l’assassinat de Fiacre Gbédji, le guide qui les accompagnait a été possible.

gilbert-togbonon Gilbert Togbonon, Procureur spécial à la CRIET

La justice béninoise ne veut pas rester les bras croisés face aux évènements du Parc Pendjari. C’est à travers la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), juridiction compétente en la matière, qu’elle va ouvrir ce mardi 14 mai 2019 une information judiciaire rapporte Le Matinal. A cet effet, une Commission rogatoire chargée d’éclairer l’opinion publique et internationale sur l’enlèvement des deux touristes français et l’assassinat de leur guide béninois précise la même source.

Comment en-est-on arrivé à l’enlèvement mercredi 1er mai des deux touristes français, Patrick Pique et Laurent Lassimouillas et à l’assassinat du guide béninois, Fiacre Gbédji, qui les accompagnait ? C’est à ces interrogations que la justice béninoise cherche à répondre.

Partis en safari dans le parc de la Pendjari, les deux touristes et leur guide béninois, Fiacre Gbédji ne sont plus retournés à leur hôtel, le lodge où ils séjournaient. Alertées les autorités béninoises et françaises  ont dépêché une équipe de recherche dans le parc. Le corps sans vie  identifié comme celui du guide béninois, Fiacre Gbédji a été finalement retrouvé dans le Parc samedi 04 mai. Leur véhicule, un Toyota 4 Runner blanc, a été également retrouvé à quelques dizaines de kilomètres de la Pendjari, dans l'est du Burkina, zone frontalière du Bénin.

Vendredi 10 mai 2019, l’armée française a libéré  au cours d’une opération militaire les deux touristes français enlevés  au Parc Pendjari dans une zone située au Nord du Burkina Faso avec deux autres otages dont une américaine et une sud-coréenne. Une opération militaire au cours de laquelle deux officiers mariniers français, les maîtres Cédric de Pierrepont, 33 ans, et Alain Bertoncello, 28 ans, ont trouvé la mort.


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