SECURITE HUMAINE 2 Commentaires

Bénin : délai des experts de l’ONU au gouvernement pour l’évaluation des violences postélectorales

Olivier Ribouis
publié le 20 mai 2019

Des experts indépendants de l’ONU qui se sont intéressés à la situation socio-politique de tension et de répression au Bénin estiment qu’il s’agit d’«une question prioritaire d’une urgence capitale ».

benin-experts-onu-crise-politique Des experts du Conseil de sécurité de l'ONU

Ce qui se passe au Bénin ne peut pas être pris à la légère, selon des experts indépendants de l’ONU. Dépêchés pour apprécier les évènements de crise post-électorale, les experts du Comité contre la torture ont exprimé de vives inquiétudes sur le niveau de la répression dans le pays.  « Le Comité de l'ONU contre la torture s’est inquiété vendredi de la répression des manifestations et d’un climat alimentant des tensions post-électorales au Bénin et a demandé à Cotonou d’apporter des réponses suite à ces allégations », a indiqué le site d’information de l’ONU.

Les experts évoquent un recours excessif à la force ainsi que des tirs à balles réelles contre des centaines de manifestants qui ont formé un bouclier humain autour de la résidence de l’ancien Président Thomas Boni Yayi pour lui témoigner leur soutien. Il ressort des informations obtenues par les experts indépendants que les forces de l’ordre béninoises et les forces armées auraient réprimé des manifestations le 1er mai 2019, à Cotonou, après l’annonce des résultats des dernières élections législatives.

Il s’agit d’un recours excessif à la force, y compris des tirs à balles réelles contre des centaines de manifestants entourant la résidence de l’ancien Président Thomas Boni Yayi pour lui témoigner leur soutien. « Cela aurait causé la mort d’au moins deux personnes », relève le document présentant les observations finales du Comité sur le rapport du Bénin.

Abdelwahab Hani, un Expert du Comité contre la torture, a dans un entretien accordé à ONU Info précisé l’attention particulière accordée aux faits relevés. « Nous en avons fait une question prioritaire d’une urgence capitale », a déclaré l’expert. « L’usage excessif de la force contre des manifestants pacifiques n’est pas accepté au regard de la Convention contre la torture », a rappelé Abdelwahab Hani, selon qui, il est attendu de Cotonou, l’évaluation de cette question « dans un délai maximum d’un an ».


  • willis le benguist
    il y a 1 mois

    Les criminels ont leurs places en prison ,et tot ou tard la verité triomphera devant les exactions dictatoriales des uns et des autres.

  • Syl
    il y a 1 mois

    Cessez de stigmatiser svp... Il se passe des choses avec bien plus de violences en France et autres pays d'Europe.. 48h de tensions contre combien, par exemple, de samedis jaune violents.... Telle est la question. Laissez l'Afrique tranquille. Laissez là se développer.... A moins bien-sûr ..... Que cela dérange.