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Bénin : Talon déplore les morts dans les violences post-électorales

Olivier Ribouis
publié le 20 mai 2019

Dans une adresse à la Nation à la télévision nationale ce lundi 20 mai 2019, le Président Patrice Talon a officiellement reconnu des morts enregistrés pendant les violences post-électorales au Bénin.

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Le gouvernement béninois admet enfin qu’il y a eu des morts pendant les violences post-électorales au Bénin. C’est le Président Patrice Talon qui l’a lui-même évoqué ce lundi 20 mai 2019 dans une adresse à la Nation diffusée sur la télévision nationale ORTB.

« C’est le lieu pour moi, au nom de la nation tout entière, de déplorer que pour une controverse parmi tant d’autres, pour quelques frustrations inhérentes à la vie en communauté et aux mutations profondes, nous ayons pu en arriver à une telle manifestation de violence.  Cela est très regrettable. Davantage parce que nous avons dû perdre des vies humaines », a déclaré le Président béninois.

Par la même occasion, il s’est montré affecté par les drames qui coûté la vie à ses compatriotes. « Ma tristesse est immense et je présente ma profonde compassion aux familles éplorées ».  A l’instar des morts, les forces de l’ordre qui ont été victimes d’agression pendant les violentes manifestations contre les législatives du 28 avril ont aussi préoccupé le chef de l’Etat. « De même, j’ai une pensée affective pour les agents des Forces de Défense et de Sécurité agressés ou blessés, et je salue leur sens du devoir et du sacrifice au service de la République et pour la protection des personnes et des biens », a-t-il.

Pendant le soulèvement des 1er et 2 mai à Cotonou des manifestants s’en sont pris à des biens privés.  « Je n’oublie pas ceux qui ont perdu des biens de toutes natures », a dit à leur intention Patrice Talon selon qui, « en somme, notre pays (le Bénin) aura payé un lourd tribut et cela ne doit plus jamais se reproduire ».

Pour lui, cette épreuve doit contribuer à prendre des résolutions individuelles et collectives pour le développement du pays.  « nos incompréhensions, nos heurts, nos contradictions et même nos dérapages ne doivent pas avoir pour conséquence de nous ancrer dans l’immobilisme et dans nos travers », a-t-il appelé estimant que « tout ce qui nous est arrivé doit être utilement mis au crédit d’une crise de croissance de notre processus démocratique ».


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