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Bénin/Accès des femmes à la terre : formation des CoGeF et SVGF sur les contentieux et conflits fonciers

Olivier Ribouis
publié le 24 juin 2019

A Ouidah, s’est ouvert ce lundi 24 juin 2019, un atelier de formation à l’intention des responsables de Commissions de gestion foncière (CoGeF) et de Sections villageoises de gestions foncières (SVGF). Initié par la fondation Konrad Adenauer Stiftung, il est animé par des experts juristes sur la thématique des « contentieux et droits de revendication à l’accès à la terre des femmes en milieu rural».

konrad-adenauer Les participants à la formation ouverte à Ouidah ce lundi 24 juillet

Nouvelle phase de renforcement d’acteurs locaux pour l’accès des femmes à la terre au Bénin. A l’initiative de la fondation Konrad Adenauer Stiftung, s’est ouvert à Ouidah, ce lundi 24 juin 2019, un atelier de formation à l’intention des responsables des Commissions de gestion foncière (CoGeF) et des Sections villageoises de gestions foncières de plusieurs communes.

Ils sont environ une trentaine de participants venus de différentes communes réunis pour un renforcement de capacité autour du thème : « Les contentieux et conflits fonciers : quelles contributions pour un renforcement des droits de revendication à l’accès à la terre des femmes en milieu rural ? ». Selon  Mounirou Tchacondoh, Coordonnateur de la fondation Konrad Adenauer au Bénin, il s’agit d’un thème essentiel concernant les stratégies de réponse à la problématique de l’accès des femmes à la terre en milieu rural.

L’accès des femmes à la terre en milieu rural au Bénin, en dépit des efforts consentis ces dernières années par les acteurs étatiques et non étatiques, fait savoir le coordonnateur, reste encore limité par beaucoup d’obstacles à relever.  « Malgré son implication dans le tissu économique national, la femme rurale au Bénin, vit toujours dans la pauvreté liée à sa difficulté d’accéder et de contrôler les ressources comme le foncier, du fait des modes patrilinéaires d’organisation sociale », déplore-t-il.  « La parité des droits de la femme à l’accès à la terre comme un élément de l’agenda de développement se trouve confrontée à des obstacles d’ordre social, culturel, économique qui perdurent de telle sorte que dans les milieux ruraux, les femmes sont privées d’un accès approprié à la terre et à sa jouissance garantie », a aussi signalé Mounirou Tchacondoh face aux participants.

Représentant de la Mairesse de Ouidah dont il est le Chef de cabinet, Léon Sohoto, fait le même constat d’une précarité dans laquelle se trouvent les femmes faute d’avoir accès à la terre. « Les femmes représentent plus de 50% de la population » rappelle l’autorité communale pour qui l’exclusion des femmes des affaires foncières est « une injustice ».  A travers une telle initiative pour la promotion du droit d’accès des femmes à la terre, il estime que c’est une volonté exprimée de « corriger l’injustice » faite à la gente féminine.

Cadre pour faciliter les droits de revendications des femmes

A cet atelier de formation, selon le coordonnateur, la fondation Konrad Adenauer veut « mettre à la disposition des acteurs locaux intervenant dans la gestion des contentieux et conflits, des informations pertinentes et pratiques sur les procédures et mécanismes de règlement  des contentieux ».  Il s’agira,  d’« établir un cadre d’échange et de dialogue entre acteurs locaux de règlement des contentieux pour réfléchir sur comment utiliser les canaux légaux et institutionnels pour faciliter les droits de revendications des femmes ». Aussi, la KAS dans sa dynamique, souhaite amener les acteurs locaux à « identifier les actions et synergies d’actions pouvant faciliter l’accès et la sécurité d’accès des femmes à aux terres ».

A l’attention des participants qui discutent entre eux et avec des experts comme Huguette Bokpè Gnacadja, Consultante et avocate au Barreau, la magistrate Olivia Houngbo Kploca, Xavier Zola de l’Agence nationale du domaine et du foncier (ANDF) et autres,  le représentant de la Mairesse de Ouidah a appelé à un engagement véritable pour l’accès des femmes à la terre au terme de la formation qui dure deux jours.


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