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Bénin/concours des féministes : un combat gagné pour les filles et les femmes

Yao Hervé Kingbêwé
publié le Aug 15, 2019

Pour la promotion des droits des filles et des femmes en Afrique de l’Ouest, le Réseau ouest-africain des jeunes femmes leaders (ROAJELF) a initié un concours dont la première édition a eu lieu à Cotonou samedi 10 août.

concours-slam-feministes La lauréate Saratou Bah-Salifou (m)recevant son prix

La situation des droits des filles et des femmes en Afrique de l’Ouest, précisément au Bénin, est préoccupante. Selon Jonas Kindafodji, féministe béninois, les violences et les abus sexuels sont en augmentation. A en croire l’activiste, trois filles sur dix sont mariées avant l’âge de 18 ans et de nombreuses autres filles sont économiquement exploitées, notamment sexuellement sur les sites de prostitution.  

Présidente du réseau des jeunes féministes de l’Afrique de l’Ouest au Bénin, Mariette Montcho ne décrit pas une situation contraire. Elle assure qu’en dépit des nombreuses campagnes de sensibilisation, les filles et les femmes continuent d’être victimes de la violation de leurs droits qu’ils soient fondamentaux, civiques et autres.

Amplifier la voix des féministes

C’est pour réduire les violences contre les femmes et les filles qu’est né le féministe. Loin d’être « une lutte pour retirer des droits aux hommes ou renverser l’équilibre entre les hommes et les femmes », le féministe, a expliqué Jonas Kindafodji, est d’abord une prise de conscience individuelle puis collective, suivie d’une remise en question des rapports femmes-hommes et de la position subordonnée que les femmes occupent dans bien de sociétés.

Pour amplifier la voix des jeunes féministes en Afrique de l’Ouest dont le réseau a vu le jour en novembre 2018, cela en vue d’influencer les décideurs, un concours de slam et de discours poignant sur les droits des filles et des femmes a été organisé par le ROAJELF-Bénin.  Dénommé ''Happening feministes'', ce concours a mis aux prises dix candidats, sept jeunes femmes et trois jeunes hommes.

Au terme de concours, le premier prix a été décerné à Saratou Bah-Salifou qui a séduit le jury présidé par la journaliste et activisste des droits de l’Homme Hermione Ligan. Avec un texte sur l’éducation des filles, elle a devancé la jeune slameuse Chanceline Mevowanou qui a arraché le deuxième prix.

Victoire à toutes les jeunes filles et femmes

Le concours est à sa première édition. « Nous gagnons un combat pour les filles et les femmes », s’est réjouie Mariette Montcho pour qui le concours de slam et de discours poignant sur les droits des filles et des femmes en Afrique de l’Ouest est la « célébration de l’engagement ».

Emue par le prix qu’elle a remporté, Saratou Bah-Salifou a dit sa reconnaissance aux organisateurs et a dédié sa « victoire à toutes les jeunes filles et femmes de l’Afrique, du monde et du Bénin ». Les organisateurs, eux, ont invité les hommes et les femmes à se mobiliser pour le respect des droits des filles et des femmes au Bénin et partout en Afrique de l’Ouest.

 


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