SECURITE HUMAINE 3 Commentaires

Bénin: l’arrêté Lafia-Quenum est «juridiquement incompatible et moralement injuste», Joël Aïvo

Léonce Gamai
publié le 23 août 2019

Dans une interview au journal La Croix du Bénin de ce vendredi 23 août 2019, le professeur Joël Aïvo se prononce sur l’arrêté interministériel portant interdiction de délivrance des actes de l’autorité aux personnes recherchées par la justice, pris fin juillet par les ministres de la justice et de l’intérieur.

joel aivo Le professeur Joel Aivo se prononce sur l'arrêté portant interdiction des actes de l'autorités aux personnes recherchées par la justice

 

A travers un arrêté interministériel pris le 22 juillet, le gouvernement du Bénin interdit la délivrance des actes de l’autorité aux personnes recherchées par la justice. Dans le lot des personnes visées, plusieurs personnalités politiques de l’opposition. Entre autres documents concernés, la carte nationale d’identité, le certificat de nationalité, l’acte de naissance, l’attestation de résidence et le passeport. «J’ai trouvé que cet arrêté interministériel intervient dans un contexte tendu. N’ayons pas peur des mots, notre pays est désormais un pays divisé contre lui-même. Le Bénin de 2017 jusqu’à ce jour est un pays de méfiance et de défiance. C’est pourquoi cet arrêté est un acte forcément malheureux. Il ne participe pas des efforts qui sont initiés de part et d’autre dans le pays pour recoller les morceaux», a réagi Joël Aïvo, professeur titulaire de droit public, dans une interview publiée par le journal La Croix du Bénin ce vendredi 23 août 2019. Dans son analyse à la fois juridique et politique, l’acteur public soutient que l’arrêté interministériel incriminé est «politiquement inopportun, juridiquement incompatible avec nos textes, et moralement injuste.»

Depuis la signature de cet arrêté interministériel, argumente le président de l’Association béninoise de droit constitutionnel (ABDC), «je n’ai rencontré personne qui pense que cet acte était nécessaire et qu’il milite en faveur de la protection des droits de l’homme. Quoiqu’on dise, les personnes visées sont des compatriotes. Ce sont nos frères et sœurs qui ont des droits, quelque que soit ce que leur reproche le gouvernement. Cela peut arriver à n’importe lequel d’entre nous d’être soupçonné, d’être recherché, d’être poursuivi à tort ou à raison pour quelque motif que ce soit. Mais est-ce pour autant qu’il faut priver ces personnes des actes essentiels dont elles ont besoin pour leur vie et leur sécurité ?»

Pour le professeur Joël Aïvo, au-delà même des arguments juridiques, cet arrêté n’est pas conforme à l’esprit de la devise du Bénin. «Il y a un mot dans notre devise que nous ne faisons pas vivre suffisamment: C’est la fraternité. Nous ne vivons pas suffisamment ce mot, nous ne le traduisons pas assez dans la gouvernance de notre pays», fait savoir l’ancien doyen de la Faculté de droit et de sciences politiques de l’Université d’Abomey-Calavi.  

L’éminent juriste exhorte à la fraternité à l’égard des autres. «Que la rivalité inéluctable en politique ne nous fasse pas perdre de vue que nous appartenons à un même pays et que ceux qui sont aujourd’hui traqués, peuvent, par la volonté du peuple souverain, seul propriétaire du pouvoir d’Etat, avoir demain le destin du pays dans leur main. Que les enjeux du pouvoir ne nous imposent jamais une bataille féroce et sans pitié. Nous n’y gagnerons rien, au contraire nous exposons notre pays à l’insécurité permanente», conseille Frédéric Joël Aïvo.


  • Sourou
    il y a 1 mois

    Mr l'éminent professeur je vous comprends mais toutes vos critiques me font penser que c'est de la politique que vous faites aussi en défendant ce point de vue.les autres aussi ont leur raison et c'est ce shemale que nous vivons depuis 30ans.ne nous leurrons pas et ne faites pas le defenseur des nobles causes si vous y étiez vous feriez pareil alors cette injustice cette non fraternité ont toujours existé car chacun fait selon les moments où il détient un pouvoir.si depuis toujours les injustices n'ont pas eu droit de cité c'est que cela n'existeraient pas.treve de défenses nous savons ce que chacun quand il a ce pouvoir.merci.la justice la fraternité que de mots que personne n'a jamais défendu.

  • Roger
    il y a 1 mois

    je crois monsieur Sourou vous avez parlé sans rien dire de potable. si depuis trente ans nous vivons de la

  • Roger
    il y a 1 mois

    je disais que vous avez parlé sans rien dire de concret. si depuis 30 ans nous vivons des choses qui entravent notre chère devise en l'occurrence la fraternité, ne serait ce mieux de trouver une solution idoine pour finir avec ce mal qui expose notre pays au lieu de chercher à mettre encore de l'huile dans le feu? je crois que nous sommes assez pour trouver une porte de sortir que de faire des commentaires biaisés. Donc si vous êtes à leur place, vous auriez à faire la même chose. c'est inadmissible, je vous ne vous conseille pas cela. laisser ces sales comportement qui compromis notre développement de notre pays. merci

  • Roger
    il y a 1 mois

    je disais que vous avez parlé sans rien dire de concret. si depuis 30 ans nous vivons des choses qui entravent notre chère devise en l'occurrence la fraternité, ne serait ce mieux de trouver une solution idoine pour finir avec ce mal qui expose notre pays au lieu de chercher à mettre encore de l'huile dans le feu? je crois que nous sommes assez pour trouver une porte de sortir que de faire des commentaires biaisés. Donc si vous êtes à leur place, vous auriez à faire la même chose. c'est inadmissible, je vous ne vous conseille pas cela. laisser ces sales comportement qui compromis notre développement de notre pays. merci

  • Roger
    il y a 1 mois

    je disais que vous avez parlé sans rien dire de concret. si depuis 30 ans nous vivons des choses qui entravent notre chère devise en l'occurrence la fraternité, ne serait ce mieux de trouver une solution idoine pour finir avec ce mal qui expose notre pays au lieu de chercher à mettre encore de l'huile dans le feu? je crois que nous sommes assez pour trouver une porte de sortir que de faire des commentaires biaisés. Donc si vous êtes à leur place, vous auriez à faire la même chose. c'est inadmissible, je vous ne vous conseille pas cela. laisser ces sales comportement qui compromis notre développement de notre pays. merci

  • Roger
    il y a 1 mois

    je disais que vous avez parlé sans rien dire de concret. si depuis 30 ans nous vivons des choses qui entravent notre chère devise en l'occurrence la fraternité, ne serait ce mieux de trouver une solution idoine pour finir avec ce mal qui expose notre pays au lieu de chercher à mettre encore de l'huile dans le feu? je crois que nous sommes assez pour trouver une porte de sortir que de faire des commentaires biaisés. Donc si vous êtes à leur place, vous auriez à faire la même chose. c'est inadmissible, je vous ne vous conseille pas cela. laisser ces sales comportement qui compromis notre développement de notre pays. merci

  • Roger
    il y a 1 mois

    je disais que vous avez parlé sans rien dire de concret. si depuis 30 ans nous vivons des choses qui entravent notre chère devise en l'occurrence la fraternité, ne serait ce mieux de trouver une solution idoine pour finir avec ce mal qui expose notre pays au lieu de chercher à mettre encore de l'huile dans le feu? je crois que nous sommes assez pour trouver une porte de sortir que de faire des commentaires biaisés. Donc si vous êtes à leur place, vous auriez à faire la même chose. c'est inadmissible, je vous ne vous conseille pas cela. laisser ces sales comportement qui compromis notre développement de notre pays. merci