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Bénin : la fausse mort du conducteur de l’ex-président Boni Yayi en prison

Yao Hervé Kingbêwé
publié le 18 septembre 2019

Annoncé pour mort, le chauffeur de l’ancien président de la République du Bénin, Thomas Boni Yayi est bel et bien vivant, selon un responsable à la prison civile de Cotonou contacté par Banouto.

prison-civile-cotonou Prison civile de Cotonou

Une vraie fausse mort. La toile a annoncé mardi 17 septembre la mort d’un collaborateur de l’ex-président béninois, Boni Yayi. « A.D.Y, chauffeur du président Yayi est décédé hier (lundi 16 septembre Ndlr) à la prison civile de Cotonou. Les conditions de son décès ne sont pas encore connues. Vraiment : que diront-ils à la famille du défunt ? Seigneur, vient nous en aide ». Ce message a été abondamment relayé sur les réseaux sociaux, mardi en fin d’après-midi.

« C’est de l’intox »

Mais de mort du conducteur du véhicule de l’ancien chef de l’Etat béninois, il n’en est rien. « Le monsieur est vivant. Il n’est même pas malade », a déclaré à Banouto, un responsable de la prison civile de Cotonou.  « C’est l’intox », a fait savoir le responsable du centre pénitencier.

Le conducteur du véhicule de l’ex-président béninois a été interpellé puis placé en détention au lendemain des violences qui ont éclaté à Cotonou et dans certaines localités du pays les 1er et 2 mai 2019 suite à l’encerclement du domicile du prédécesseur du président Patrice Talon à Cotonou des éléments de la police républicaine.

Selon les partisans de l’ancien président béninois, Boni Yayi, les policiers voulaient l’arrêter. Mais les autorités béninoises ont démenti cette version et ont assuré que les policiers se trouvaient dans les périmètres du domicile de l’ex-chef de l’Etat béninois pour contrer une manifestation que s’apprêtait à faire l’opposition absente des élections législatives organisées quelques jours plus tôt.

Lors des manifestations des 1er 2 mai, beaucoup de dégâts à la fois matériels et humains ont été enregistrés. Après ces manifestations, une série d’arrestation a été faite par les autorités policières et une procédure judiciaire a été ouverte contre plusieurs personnes pour attroupement non armé non autorisé et autres.

 


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