SECURITE HUMAINE 2 Commentaires

[Exclusivité]Bénin : Houndégnon dénonce une ''double éviction'' et réclame 100 milliards à l’Etat

Yao Hervé Kingbêwé
publié le 9 novembre 2019

Dans une correspondance en date 18 septembre 2019, l’ancien directeur général de la Police, l’Inspecteur général de police Louis Philippe Houndégnon a adressé, par voie hiérarchique, un recours préalable contre l’Etat béninois, le président de la République et autres. Exclusivité de Banouto.

louis-philippe-houndegnin Louis Philippe Houndégnon réclame 100 milliards à l'Etat

Nouvelle plainte de l’Inspecteur général de police Louis Philippe Houndégnon contre l’Etat béninois, le président de la République et autres. Dans une correspondance en date du 19 septembre 2018 que Banouto a pu consulter, l’ancien patron de la police nationale a formulé un recours préalable contre l’Etat béninois, le président de la République et autres. Le motif de ce recours : « double révocation déguisée, éviction dans l’emploi, harcèlement moral, acharnement, atteinte à l’honneur, atteinte à réputation professionnelle, atteinte à la dignité humaine, douleur morale… ».

Dans sa correspondance, l’Inspecteur général apprend avoir subi une « double éviction dans l’emploi depuis l’avènement » du président Patrice Talon au pouvoir. La première indique-t-il, en 2016 et la deuxième en 2019. « Cette double éviction dans l’emploi est aggravée par une série de faits et d’actes qualifiables d’abus de position sociale, d’acharnement, de harcèlement moral, d’atteinte à la dignité humaine, d’atteinte à l’honneur, d’atteinte à la réputation professionnelle…Toutes choses qui constituent des douleurs morales malicieusement renouvelée par l’administration, au préjudice de ma personne », a écrit Houndégnon qui se demande si « les deux dégagements brusques » qu’il a subis ont été faits dans l’intérêt du service ?

Revenant sur les faits, Louis Philippe Houndégnon explique qu’il a été expédié en ''congédiement forcé'' sans aucune forme de procédure, après sa révocation en Conseil des ministres le 5 juillet 2016. Cette situation indique l’ancien patron de la police, a duré deux ans, jusqu’à sa nomination au poste de secrétaire permanent de la Commission nationale de lutte contre la radicalisation, l’extrémisme violent et le terrorisme le 27 juin 2018. « Mais, après dix mois de dialogue de sourd, entre le ministre de l’Intérieur et moi sur la rédaction du décret portant création, attribution, organisation et fonctionnement de la Commission nationale de lutte contre la radicalisation, l’extrémisme violent et le terrorisme, j’ai fini par signifier à celui-ci, le mercredi 27 mars 2019, ma volonté de lui délaisser ma lettre de démission, pour laisser au gouvernement le soin de nommer un homme nouveau dans les fonctions de secrétaire permanent », lit-on dans la correspondance. Cette proposition souligne Houndégnon n’a pas rencontré l’assentiment du ministre qui lui à jeter à la figure des injures.

C’est après cela, fait savoir l’Inspecteur général de police, qu’est intervenu le 28 juin, sa suspension pour « indiscipline grave et mauvaise collaboration ». Une suspension que Louis Philippe Houndégnon conteste en ce sens que c'est une "révocation déguisée" par le ministre qui n'en a pas le pouvoir.  Selon l'Inspecteur général de police ces différents agissements de l'administration à son encontre constituent une « violation du principe de la position des fonctionnaires publics ».

Pour cela, l’Inspecteur général de police Louis Philippe Houndégnon réclame non seulement sa réintégration à l’emploi mais aussi, à l’Etat la somme de 100 milliards francs CFA en réparation des préjudices subis et 500 mille francs CFA journalier en cas de résistance à sa réintégration.

L’ancien patron de la police dit se réserver, pour la suite de ce recours, le droit de tirer les éléments tant de la légalité externe que la légalité interne au soutien de ses prétentions.

 


  • Jean Claude Dossou
    il y a 13 jours

    L'État fait l'effort de recruter des agents de toute catégorie parfois c'est pour endiguer le chômage. Voilà ce que se permet de raconter un policier, il réclamerait 100 milliards pour avoir été muté de son poste ou perdu son emploi. Cette complicité administrative qui consiste à arnaquer l'État en usant d'arguments juridiques fantaisistes est conjuguée au passé et pour très longtemps.

  • Lalande
    il y a 11 jours

    Il pense qu'il aura gain de cause dans cette affaire.il s'amuse