SECURITE HUMAINE 1 Commentaire

Bénin: 3 décès dans des hôpitaux à cause des irrégularités

Donald Kévin Gayet
publié le 2 décembre 2019

La Commission Chargée du Contrôle des Structures de Prestations de Soins Médicaux (CCSPSM) a fait le bilan de ses activités après un an d’existence. A cet effet, elle a noté des cas de décès suite à certains dysfonctionnements dans des formations sanitaires.

Des citoyens béninois ont perdu leur vie à cause de certains dysfonctionnements dans la prestation d’agents de santé. C’est ce qui ressort du bilan de la Commission Chargée du Contrôle des Structures de Prestations de Soins Médicaux (CCSPSM) au Bénin. Selon Blaise Ayivi, coordonnateur de la Commission 24 saisines ont été enregistrées dont l’investigation a révélé trois cas de décès.

 « Nous avons eu le cas d’un nourrisson de 2 ans décédé le 10 septembre 2019 aux urgences pédiatriques du Centre hospitalier départemental du Zou à Abomey. Le deuxième cas est un élève âgé de 15 ans qui a perdu la vie le 10 octobre 2019 au service des urgences du centre hospitalier départemental de l’Ouémé des suites d’une péritonite appendiculaire. Le dernier cas concerne un jeune de 20 ans qui a succombé à une inclusion intestinale entraînée par une importante amputation intestinale au service des urgences du centre hospitalier et de zone d’Abomey-Calavi », a déploré Blaise Ayivi.

Le professeur a précisé que « malgré l’absence de fautes professionnelles, ces cas de décès sont encore et malheureusement des défaillances dans l’organisation des services et le non-respect des protocoles de prise en charge des malades et des cas d’urgence en particulier ».

Des irrégularités

En dehors de ces dysfonctionnements qui ont coûté la vie à des personnes, la Commission a également noté plusieurs irrégularités dans des formations sanitaires du public comme du privé. « Nous avons constaté qu’une insuffisance de la pertinence du diagnostic et l’inadéquation du traitement notamment par les infirmières et des aides-soignantes, la vente illicite des médicaments et le non-respect par des formations sanitaires privées des cahiers de charges pour lesquels les autorisations leurs ont été octroyées », a indiqué le professeur.

Il a également déploré l’organisation inadéquate des ressources humaines avec « des gardes de 24 à 48 heures avec des repos compensatoires avec des repos de 48 à 72 heures » effectuées alors que l’effectif du personnel « ne permet pas de donner des soins tous les jours et dans toutes les formations sanitaires 24 heures/24 ». La Commission Chargée du Contrôle des Structures de Prestations de Soins Médicaux (CCSPSM) a présenté son bilan lors d’un point de presse vendredi 29 novembre 2019.


  • Divina
    il y a 9 jours

    29 Novembre et non Décembre!