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Bénin-Mafia foncière : Talon porté en Spider-Man dans l’affaire Marcos à Abomey-Calavi

Olivier Ribouis
publié le Dec 4, 2019

Face à la presse dimanche 1er décembre, l’IFRU, Association d’Intérêts fonciers et de remembrement urbain de la zone 16 à Womey dans la commune d’Abomey-Calavi a fait le point de ses combats dans la sulfureuse affaire de litige domanial dite Marcos.

benin-litige-domanial-affaire-marcos-aifru-16 Des habitants de Womey, membres de AIFRU zone 16

Déjà un an qu’une forte délégation de la Caravane ouest-africaine de la convergence globale des luttes pour la terre, l’eau et la semence est allée constater les dégâts enregistrés dans l’affaire Marcos, relative à un vieux litige domanial au Bénin. Revigorée par cette visite d’une forte délégation des pays de la CEDEAO, Association d’Intérêts fonciers et de remembrement urbain (IFRU) de la zone 16 à Womey mène un combat protégés les biens de ses membres.

Dimanche 1er décembre, les responsables de cette organisation de la société civile qui regroupe de nombreux propriétaires terriens menacés d’expropriation ont présenté à la presse le point du combat mené en l’espace d’un après cette visite en date du 28 novembre 2018. Daniel Togbadja, le Secrétaire général de l’AIFRU zone 16 parle d’«affres de certaines autorités contre les populations de Womey ».  Plusieurs membres de l’organisation ont été à de nombreuses reprises « convoqués suite à des plaintes de ceux qui ont acheté chez les soient disant "Les Marcos" » apprend-il citant des noms de personnes revendiquant le vaste domaine querellé. Dans cette lutte où ils se mobilisent pour ne pas perdre leurs terres, les membres de l’AIFRU dénommé " Le lion" se plaignent aussi d’actes de banditisme. « Parmi les dégâts causés, nous pouvons citer le cambriolage des domiciles des membres de AIFRU, le 10 janvier 2019 », dénonce le Secrétaire général. Daniel Togbadja fait également part d’"arrestation", d’"intimidation" venant d’un commissaire dans la période d’octobre à  novembre 2019.

Les membres de AIFRU " Le lion" tiennent également à ce que l’opinion publique sache que la zone que couvre leur organisation « n’est pas déclarée d’utilité publique » comme le fait croire certaines rumeusr. Pour ce qui est du domaine objet de bataille judiciaire, indique Daniel Togbadja, indique que l’Agence nationale du domaine et du foncier (ANDF) a circonscrit « les 12 hectares et demi de la famille "Marcos" dans le secteur 17 ».  En dépit de cette circonscription, ils se plaignent de « déguerpissement sans aucune procédure judiciaire » à Womey.

« Talon notre sauveur après Dieu »

mafia-fonciere-benin-affaire-marcos-abomey-calavi Daniel Togbadja, Secrétaire général de AIFRU zone 16

Pour les victimes et les populations de Womey, il n’y a que le Président Patrice Talon pour les mettre à l’abri des forces actives dans l’accaparement des terres.  La mesure conservatoire prise en Conseil des ministres le 16 janvier 2019, reconnaissent les responsables de l’AIFRU zone 16, a été de grande utilité dans la bataille qu’ils mènent pour préserver leurs terres.  « Il s’agit d’une mesure conservatoire  qui a mis fin aux activités de destructions massives d’immeubles des paisibles populations de Womey dans le secteur 16, fin à l’escroquerie,  fin aux intimidations des délinquants armés… », a déclaré le président de AIFRU " Le lion".

« Le Président Patrice Athanase Guillaume Talon pense du bien des populations de Womey. C’est d’ailleurs lui, notre sauveur après Dieu », a lancé le responsable au nom des populations tout en tenant à ce que sa déclaration ne soit vue sous le prisme de la politique.  Malgré l’acte posé en Conseil des ministres qui leur offre un peu de répit, les habitants de la zone 16 de Womey appelle le Chef de l’Etat à maintenir son action de protection des faibles. « Nous demandons humblement que le Chef de l’Etat double de vigilance dans ce dossier de l’affaire dite Marcos car tout notre espoir après Dieu est placé sur lui », ont-ils appelé demandant aussi que « les auteurs de cette mafia foncière soient punis conformément à la rigueur de la loi ».


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