SECURITE HUMAINE 0 Commentaire

Droits de l’Homme au Bénin en 2019: rapport d’Amnesty International sur les violations

Léonce Gamai
publié le Apr 8, 2020

Amnesty International a sorti ce 08 avril 2020 son rapport de rétrospective 2019 sur la situation des droits humains en Afrique.

benin violence électorale Une scène de violence électorale en 2019 au Bénin

Le rapport d’Amnesty International sur la situation des droits humains en Afrique en 2019 est désormais disponible. L’Ong international l’a rendu public ce 08 avril 2020.

« Les autorités béninoises ont porté atteinte aux droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique dans le cadre des élections législatives. Les forces de sécurité ont fait usage d’une force excessive contre des personnes qui manifestaient, en toute impunité. Des manifestant·e·s et des passant·e·s ont été tués, et beaucoup d’autres ont été arrêtés et détenus de façon arbitraire », relève le document sur la situation du Bénin.

L’ONG a fondé le contexte pays sur les élections législatives ensanglantées et contestées du 19 avril 2019.

« Les partis d’opposition ont été écartés des élections législatives du 28 avril, ce qui a provoqué des tensions politiques et des manifestations dans tout le pays. Il leur a été interdit de participer au scrutin parce que la Commission électorale nationale autonome (CENA) avait invalidé, le 5 mars, leur candidature pour non-respect de dispositions du Code électoral de 2018. La décision de la CENA a été confirmée par la Cour constitutionnelle le 13 mars », rappelle Amnesty International.

L’organisation de défense des droits de l’homme a recensé au Bénin plusieurs actes de violation des droits humains. Elle énumère notamment des « interdictions de manifestations », « des arrestations massives de manifestants », la « coupure d’internet » le jour du scrutin législatif, des « arrestations de journalistes », le « recours excessif à la force », l’ « impunité » et des « exactions commises par des groupes armées ».

Le cas Ignace Sossou

Dans le chapitre consacré à l’arrestation de journalistes, Amnesty International revient sur les cas de Casimir Kpédjo, Emmanuel Sodji et Ignace Sossou.

« Ignace Sossou, journaliste travaillant pour le site d’actualités Bénin Web TV, a fait l’objet de poursuites pour publication de fausses informations en raison de deux articles portant sur l’évasion fiscale au Bénin. Le 12 août, il a été condamné à un mois d’emprisonnement avec sursis et à une amende de 500 000 francs CFA (environ 850 dollars des États-Unis) pour diffamation. Ses avocats ont fait appel de ce jugement », rappelle Amnesty International.

Ignace Sossou

L’Ong international mentionne également sa condamnation le 24 décembre 2019, par le tribunal de Cotonou, « à 18 mois d’emprisonnement et à 200 000 francs CFA d’amende pour « harcèlement par le biais de moyens de communication électroniques ».

Quelques jours plus tôt, notamment le 18 décembre, Ignace Sossou avait relayé sur Twitter des propos attribués au procureur de la République, près le tribunal de première instance de Cotonou, qui était intervenu lors d’une conférence Vérifox organisée par l’Agence française de développement médias (CFI).


Vous pouvez désormais commenter les articles en tout anonymat. toutefois tout commentaire deplacé sera simplement retiré. merci