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Détournement au Centre universitaire de Djougou: la CRIET condamne 02 ex-responsables

Ozias Hounguè
publié le Jun 22, 2020

Deux responsables de l’ex-Centre universitaire de Djougou en liberté provisoire depuis mars 2020 retournent en prison pour purger le reste de leur peine. Le verdict de leur procès devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a été rendu le vendredi 19 juin.

criet Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme

Accusés dans un dossier détournement, Hyppolite Ogoutéhibo et Abdel Aziz Osséni, respectivement chef service scolarité et chef service comptabilité de l’ex-Centre universitaire de Djougou vont retourner encore en prison pour respectivement six ans et neuf ans. Selon des informations rapportées par la Nation, les deux responsables ont été reconnus coupables des faits de détournement de derniers publics.

Le premier accusé dans le dossier, Abdel Aziz Osséni, chef service comptabilité de l’ex-Centre universitaire de Djougou écope de 10 ans d’emprisonnement ferme et cinq millions d’amende et 3 948 500 FCFA de dommages et intérêts au profit de l’Etat béninois. Il a été condamné pour des infractions de détournement de deniers publics et de faux et usage de faux en écritures publiques.

Le second accusé, Hyppolite Ogoutéhibo, alors chef service scolarité au niveau de ce campus a été condamné à sept ans d’emprisonnement ferme, à cinq millions FCFA d’amende et à 2, 445 millions FCfa à titre de dommages-intérêts à payer à l’Etat béninois 

Les faits reprochés aux deux accusés portent sur le détournement des frais de scolarité de certains étudiants de l’ex-Ecole nationale des sciences et techniques agricoles de Djougou (ENSTA-DJ) de l’ex-Centre universitaire de Djougou qui sont passés entre leurs mains.

« En effet, certains parents d’étudiants leur ont fait confiance et leur ont remis ou envoyé les frais de scolarité de leurs enfants. Ils devraient les reverser pour permettre à ces enfants de valider leurs inscriptions et disposer de leur carte d’étudiant avec le numéro matricule. Ce qu’ils n’ont jamais fait. Ils ont détourné les fonds. Pis, ils ont usé de manœuvres frauduleuses pour faire croire à l’administration de l’Université de Parakou que les étudiants concernés étaient tous à jour vis-à-vis de la comptabilité et les faire échapper ainsi à toute sorte de contrôle opéré par le rectorat de l’Université de Parakou », précise le journal La Nation.


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