SECURITE-HUMAINE

Bénin: «Les droits humains sont dans une phase un peu douloureuse»

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Le président de l’Ong changement social Bénin, Ralmeg Gandaho a donné sa lecture sur l’état des droits de l’homme au Bénin. Selon lui, la situation des droits humains est peu reluisante ces dernières années.

ralmeg gandaho

Le Bénin a regressé en matière des droits de l’homme ces dernières années. C’est ce que pense Ralmeg Gandaho, président de l’Ong Changement social Bénin dans une interview accordée à Banouto. Selon le spécialiste des questions de droits de l’homme, les droits humains au Bénin sont dans « une phase de transition ».

« Les droits humains au Bénin sont dans une phase un peu douloureuse. Nous avons connu des périodes plus glorieuses. Comparativement à notre passé, je pense que nous avons reculé », a-t-il déclaré. Il estime, par ailleurs, que cette situation est connue de tous.  

« On n’a pas besoin d’exagérer sur la question puisqu'il est d’une évidence physique que sur bien de critères et bien d’indicateurs, nous avons reculé », a fait remarquer Ralmeg Gandaho prenant pour exemple de la liberté d’expression et de manifestation au Bénin.

Pour lui, les Béninois sont des «prisonniers ambulants» sans que bon nombre n’en aient conscience. Le président de l’Ong Changement social Bénin justifie cette affirmation en faisant reférence à l’article 240 du Code pénal selon lequel « une publication, une affiche ou un discours qui provoque un attroupement non armé est passible du peine d’emprisonnement » peut facilement priver quelqu’un de sa liberté d’aller et de venir.  

L'acteur de la société civile a laissé entendre que l’Etat béninois a, plusieurs fois, été interpellé sur cet article du code pénal par les mécanismes onusiens. « C’est pour vous dire qu’il y a assez de dispositions drones par rapport à la liberté publique et d’expression et consort qui dans leur ambiguïté ou dans leur clarté à première lecture sont de nature à exercer une pression froide sur toute activisme dans son pays », a lâché le défenseur des droits de l'homme.

« Comment est-ce que pour des délits, des infractions liées à la liberté d’expression, vous vous retrouvez avec un office de poursuite et de répression de la cybercriminalité ? Quel est le lien entre la liberté d’expression et l’escroquerie et les crimes en ligne. Le lien est où ? », s’offusque l'activiste des droits de l'homme. Il ne conçoit pas que pour « la liberté d’expression, les gens soient poursuivis tels des criminels et des arnaqueurs ». « Je pense, quand même, que nous sommes allés très loin », a-t-il martelé.  

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