Bénin-Projet ARTECAO : policiers et gendarmes préparés à la gestion des scènes de crime

Yao Hervé Kingbêwé
publié le 4 décembre 2017

Dans le but de faciliter la prise de décisions de justice en toute connaissance de cause, une vingtaine de policiers et gendarmes ont été formés à la gestion des scènes de crime. C’est dans le cadre du projet d’Appui au renforcement de la police technique en Afrique de l’Ouest (ARTECAO).

artecao-policiers-gendarmes-gestion-scene-crime Vue des participants au stage de formation en gestion de scène de crime

Au Bénin, la police républicaine qui prendra corps dès 2018 ne devrait avoir de difficultés pour élucider un crime. Une vingtaine de policiers et gendarmes béninois a été formée pour une meilleure gestion des scènes de crime.  Sur le thème : « Coordonnateurs PTS, gestion de scènes majeures », la formation s’est déroulée du 27 novembre au 1er décembre 2017 à Cotonou. Pendant la semaine de formation faite de théories mais aussi de pratiques, les policiers et gendarmes stagiaires ont reçu des notions  dans le domaine de la police technique et scientifique (PTS) et des aptitudes pour une meilleure gestion de scènes de crime. Au terme de la formation, le Capitaine de police Patrice Lame, Chef de service régional d’identité judiciaire à Strasbourg et facilitateur de ce stage, s’est réjoui de l’ambiance bonne enfant dans laquelle le partage de connaissance s’est déroulé.  « J’ai pu constater le professionnalisme et la conscience professionnelle dont ils ont fait preuve dans  les exercices. Chers stagiaires, je peux dire que vous avez des compétences pour faire  coordonnateurs de la PTS, et c’est à vous de la faire vivre auprès de vos services et de travailler pour imposer cela », a déclaré le Capitaine Lame. Se réjouissant également de cette formation, le Commissaire de police Edgard Zola, représentant la direction générale de la Police, a insisté l’importance de la preuve dans la procédure judiciaire. « La preuve est indissociable de la décision du juge », a-t-il rappelé aux stagiaires les invitant à appliquer les notions reçues « dans le but d’œuvrer pour la consolidation d’un Etat de droit ».

Serment et doléances

Heureux, les participants au stage de formation le sont également. Par la voix de leur porte-parole, le Commissaire de police de première classe Constant Badet, ils ont dit leur satisfaction. Ils ont par ailleurs fait le « serment » de restituer la formation à leurs collègues pour impacter davantage. « Nous promettons de restituer les notions et les connaissances acquises dans nos unités respectives », a juré le Commissaire Badet. Convaincu de ce que c’est en forgeant qu’on devient forgeron, ils ont plaidé pour la mise à leur disposition de moyens afin qu’ils puissent faire de manière répétitives des simulations. Ceci, pour être toujours au top. Cette formation, indiquons-le, s’inscrit dans le cadre du projet d’Appui au renforcement de la police technique en Afrique de l’Ouest (ARTECAO). Financé par l’Union européenne et coordonné au plan régional par l’Expert Emmanuel Prat, le projet ARTECAO a pour objectif principal d’inciter non seulement à une amélioration mais aussi à une compréhension du rôle de la police technique et scientifique dans l’espace sous-régional ouest-africain.

 

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