Arts martiaux: les aïkidokas béninois évalués pour changer de grades

Falilatou Titi
publié le 28 janvier 2019

Les pratiquants d’aïkido ont été évalués pour passer aux grades supérieurs. L’évaluation nationale et la cérémonie de passation ont eu lieu le samedi 26 janvier 2019 à Akpakpa à Cotonou.

pratique de aikido au Bénin Dave Brahi, instructeur d’aïkido et membre du jury

 

Harmonie, rapprochement et respect. Un sport, trois valeurs. Après quelques mois d’exercice pratique, les pratiquants de l’Aïkido se sont retrouvés pour évaluer leurs compétences. Ils étaient environ une vingtaine d’aïkidokas à se faire évaluer. Pour certains il s’agit de monter en grade mais pour d’autres, cet examen a confirmé leur statut d’instructeurs ou assistants instructeurs. Devant un jury international, parents et amis, ils ont planché à tour de rôle.

«L’examen de passage est un grand moment pour faire le point du travail abattu et évaluer le niveau des pratiquants, et à travers eux, celui des instructeurs», a expliqué Dave Brahi, instructeur d’aïkido et membre du jury. Pratiqué depuis une dizaine d’années au Bénin, l’aïkido est un art martial d’origine japonaise basé sur l’autodéfense. Avec cette discipline, souligne l’instructeur, les aïkidokas apprennent à utiliser l’agressivité de l’adversaire pour se défendre. L’instructeur précise également qu’aucune compétition aussi bien nationale qu’internationale n’est prévue dans cette discipline. 

Un sport sans compétition pour quoi faire ?

«C’est la particularité de l’aïkido. La compétition se joue contre soi-même. L’adversaire c’est soi-même. Il faut alors évoluer sans pour autant se comparer à l’autre », justifie l’instructeur Dave Brahi. Selon lui, l’aïkido n’est pas basé sur la force mais la technique. C’est d’ailleurs pourquoi le sport est ouvert à tout le monde, sans distinction d’âge. Les aïkidokas s’accordent tous sur la particularité de cet art martial. Pour Joachim Dakpogan ce sport privilégie la paix et la tranquillité et permet aux pratiquants d’avoir un équilibre entre le corps et l’esprit.

«La compétions suppose le combat or l’aïkido, c’est l’ennemi du combat. Le combat s’arrête là où ça a commencé », soutient Joachim Dakpogan, candidat au grade de ceinture noire. Pour l’aïkidoka, au-delà de l’encouragement que le grade apporte, c’est aussi une responsabilité. Son choix pour cette discipline fait suite à une mauvaise expérience ailleurs.

«Je pratiquais un autre art martial où je me blessais beaucoup et à un moment donné j’ai arrêté. C’est après ça qu’un ami m’a parlé de l’aïkido et depuis que j’y suis, je me beaucoup mieux à l’aise», témoigne-t-il.  Suite à une agression, Marlyse Tohouèdé, est venue dans l’aïkido pour se défendre. Elle dit avoir choisi ce sport parce qu’il est sans violence. «Quand j’ai commencé, j’ai noté qu’en dehors d’un art martial, il y a de la convivialité, c’est une grande famille» a-t-elle laissé entendre.

Comme tout sport, l’aïkido permet de travailler l’organisme pour maintenir la santé. Selon l’instructeur Bahi, dans cette discipline, chacun y va à son rythme et sans pression. Pour commencer, indique-t-il, il suffit d’avoir un kimono assez résistant.


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